Un effet d’entraînement

Le petit collège biblique du nord du Ghana ne payait pas de mine : un bâtiment en mâchefer au toit de tôle abritant quelques étudiants. Bob Hayes s’est néanmoins investi dans leur vie, leur confiant des rôles de leadership et les encourageant à prêcher et à enseigner malgré leurs hésitations occasionnelles. Bob est décédé il y a des années, mais des dizaines d’Églises grandissantes, des écoles et deux autres instituts bibliques ont vu le jour partout au Ghana – tous mis sur pied par des diplômés de ce modeste collège. 
Sous le règne du roi Artaxerxès (465-424 av. J.-C.), Esdras le scribe a rassemblé des exilés juifs pour les ramener à Jérusalem. Esdras n’a cependant trouvé aucun lévite parmi eux (8.15) pour servir de sacrificateurs. Il a donc envoyé des chefs « afin qu’ils [leur] amènent des serviteurs pour la maison de [leur] Dieu » (V. 17). Cela s’est fait (V. 18-20), et Esdras les a tous conduits dans le jeûne et la prière (V. 21).
Le nom d’Esdras signifie « aidant », un trait de caractère propre à tout bon leader. Sous la direction dans la prière d’Esdras, ses protégés et lui allaient susciter un réveil spirituel à Jérusalem (VOIR CHAP. 9 ET 10). Il leur avait suffi de recevoir un petit encouragement et une direction empreinte de sagesse. C’est également ainsi que fonctionne l’Église de Dieu. Tandis que de bons mentors nous encouragent et nous édifient, nous apprenons à en faire autant. Une telle influence nous survivra d’ailleurs longtemps, car le service fidèle à Dieu s’étend dans l’éternité. Tim - Pain Quotidien

Tout remettre à Dieu

Deux hommes ont renoncé à une carrière dans les arts pour s’engager dans ce à quoi Dieu les appelait. Le pianiste James O. Fraser (1886-1938) est allé servir les Lisus en Chine plutôt que de devenir concertiste en Angleterre. L’Américain Judson Van DeVenter (1855-1939) est devenu évangéliste plutôt que de faire carrière dans les arts. Celui-ci a d’ailleurs composé le cantique : « Entre tes mains j’abandonne ».
Même si une vocation artistique convient parfaitement à de nombreuses personnes, ces deux hommes se croyaient appelés à délaisser une carrière au profit d’une autre. Il se peut que l’histoire du jeune homme riche à qui Jésus a conseillé de donner tout ce qu’il possédait et de le suivre (MC 10.17-25) les ait inspirés. Témoin de la scène, Pierre a déclaré : « Voici, nous avons tout quitté, et nous t’avons suivi » (V. 28). Jésus lui a alors assuré que Dieu donnerait à ceux qui le suivraient « au centuple, présentement dans ce siècle-ci » et la vie éternelle (V. 30). Cependant, il le donnerait selon sa sagesse : « Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers » (V. 31).
Peu importe où Dieu nous a placés, il nous appelle à soumettre notre vie à Christ jour après jour, à le suivre et à le servir avec nos talents et nos ressources – que ce soit à la maison, au travail, dans la communauté ou loin de chez soi. Ainsi, il nous amènera à aimer les autres en faisant passer leurs besoins avant les nôtres. Amy - Pain Quotidien

Au plus profond du cœur


Donner 1 euro en cliquant le bouton jaune. Dieu vous bénir!

Victor Hugo (1802-1885), poète et romancier durant les soulèvements sociaux et politiques du XIXe siècle en France, est peut-être mieux connu pour son classique Les Misérables. Plus d’un siècle plus tard, une adaptation musicale de son roman est devenue l’une des productions les plus populaires de notre génération. Or, cela ne devrait pas nous étonner. Comme Hugo l’a dit un jour : « La musique exprime ce qui ne peut se dire et sur lequel il est impossible de se taire. »
Les psalmistes lui auraient donné raison. Leurs cantiques et leurs prières nous procurent des réflexions honnêtes sur la vie et une souffrance inévitable. Ils touchent en nous des endroits difficiles d’accès. Par exemple, dans Psaume 6.7, David s’écrie : « Je m’épuise à force de gémir ; chaque nuit ma couche est baignée de mes larmes, mon lit est arrosé de mes pleurs. »
Le fait que les cantiques bibliques inspirés soient d’une telle honnêteté nous encourage considérablement. Cela nous invite à confier nos craintes à Dieu, qui nous accueille en sa présence pour nous consoler et nous aider. Il prend plaisir à notre sincérité. La musique peut nous rendre capables d’exprimer nos sentiments lorsque les mots nous manquent. Toutefois, que nous les exprimions dans des chansons, des prières ou des supplications en silence, notre Dieu dépose sa paix au plus profond de notre cœur. Bill - Pain Quotidien

Courir porter la nouvelle

Le marathon des temps modernes repose sur l’histoire d’un messager grec du nom de Phidippidès. Selon la légende, il aurait couru en 490 av. J.-C. environ quarante kilomètres depuis Marathon jusqu’à Athènes pour annoncer la victoire de l’armée grecque sur ses ennemis jurés, les occupants perses. De nos jours, les gens courent des marathons par satisfaction personnelle d’une réalisation athlétique, mais Phidippidès poursuivait un but plus noble : il faisait chaque pas pour le simple plaisir d’annoncer une bonne nouvelle à ses compatriotes !
Quelque cinq cents ans plus tard, deux femmes ont également couru apporter une bonne nouvelle : la plus importante de toute l’Histoire. Lorsque Marie et Marie de Magdala sont arrivées au tombeau où l’on avait déposé le corps de Jésus après sa crucifixion, elles l’ont trouvé vide. Un ange leur a alors dit que Jésus était « ressuscité des morts » et d’aller « promptement [le] dire à ses disciples » (MT 28.7). « [Avec] crainte et avec une grande joie », les femmes sont allées vite raconter aux disciples ce qu’elles avaient découvert (V. 8). Puissions-nous ressentir la même allégresse envers la résurrection de Jésus, et puisse-t-elle nous encourager à en porter la bonne nouvelle à d’autres. Il se peut que nous n’ayons pas à « courir » plus loin que chez le voisin pour trouver quelqu’un ayant besoin d’entendre parler de notre Sauveur. Il a vaincu la mort afin que nous puissions vivre avec lui pour toujours dans la victoire ! Kirsten - Pain Quotidien

Petit poisson

Sur plusieurs années, un couple de Britanniques vivant en Afrique de l’Ouest s’est lié d’une grande amitié avec un homme de leur village à qui ils ont souvent parlé de l’amour de Jésus et de l’histoire du salut. Leur ami hésitait cependant à renoncer à son allégeance de toute une vie à une autre religion, même s’il en était venu à reconnaître que la foi en Christ était « la vérité supérieure ». Ses inquiétudes étaient en partie d’ordre financier, car ce chef dans sa foi craignait de perdre sa rémunération et sa réputation au sein de sa communauté. 
Avec tristesse, il s’est expliqué ainsi : « Je suis comme un homme qui pêche à la main dans un ruisseau. J’ai attrapé un petit poisson, mais un plus gros passe à côté de moi. Pour attraper le plus gros, je dois laisser aller le plus petit ! »
Le jeune homme riche de Matthieu 19 avait un problème similaire. Il a abordé Jésus ainsi : « Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? » (V. 16.) Il semblait sincère, mais il refusait de céder pleinement sa vie à Jésus. Il s’enorgueillissait d’être fidèle à la loi. Or, même s’il désirait la vie éternelle, il lui a préféré autre chose et a rejeté les paroles de Christ. Lorsque nous soumettons notre vie à Jésus en acceptant son don du salut, il nous fait l’invitation suivante : « Puis viens, et suis-moi » (V. 21). Cindy - Pain Quotidien