L’activité du bagage émotionnel

Karen, une enseignante des premières années du lycée, a créé une activité visant à apprendre à ses élèves à mieux se comprendre les uns les autres. Durant « l’Activité du bagage émotionnel », les élèves mettaient par écrit certains des fardeaux émotionnels qu’ils portaient. Ces mots anonymes permettaient aux élèves de découvrir les épreuves de tout un chacun, que leurs pairs accueillaient souvent avec les yeux larmoyants. La classe s’est depuis distinguée par le profond respect mutuel et l’empathie que les adolescents ont les uns pour les autres. Partout dans la Bible, Dieu exhorte ses enfants à se traiter entre eux avec dignité et empathie (RO 12.15). Dès le livre du Lévitique, Dieu pousse les Israélites à user d’empathie – surtout envers les étrangers. Il leur demande de les aimer comme eux-mêmes parce qu’ils ont eux-mêmes été étrangers en Égypte, où ils en auraient eu bien besoin (LÉ 19.34).
Il arrive parfois que nos fardeaux nous donnent le sentiment d’être étrangers – seuls et mal compris – même parmi nos pairs. Nous n’avons pas toujours un vécu comparable aux Israélites, avec des étrangers parmi eux, sur lequel nous appuyer. Nous pouvons néanmoins toujours traiter ceux que Dieu met sur notre chemin avec le respect et la compréhension que nous désirons nous-mêmes. Que nous soyons un enseignant du lycée, un Israélite ou n’importe qui entre les deux, nous honorons Dieu en agissant de la sorte. Kirsten - Pain Quotidien

Vivre comme si c’était le matin

Lorsque je dois traverser des fuseaux horaires en avion, j’essaie divers moyens de contrer le décalage horaire. Je crois les avoir tous testés ! Une fois, j’ai décidé d’adapter mes repas en vol au fuseau horaire de ma destination. Au lieu de prendre le déjeuner en même temps que les autres passagers, j’ai continué de regarder un film et j’ai tenté de m’endormir. Les heures de jeûne électif s’avéraient difficiles, et le petit déjeuner qui a précédé l’atterrissage laissait franchement à désirer. Il reste que de vivre « à contre-courant » de mon entourage a fonctionné. Cela a amené mon corps à bien intégrer un nouveau fuseau horaire. 
Paul savait que, si les croyants voulaient vraiment imiter Jésus, ils devaient aller à contre-courant du monde qui les entourait. « Autrefois, [ils étaient] ténèbres », mais ils devaient désormais vivre comme « des enfants de lumière » (ÉP 5.8). Et à quoi cela pouvait-il ressembler ? En réponse, Paul précise que « le fruit de la lumière consiste en toute sorte de bonté, de justice et de vérité » (V. 9).
Pour nous qui avons la foi, même s’il est minuit dans le monde, nous sommes appelés à vivre comme si c’était le matin. Ce fait risque de nous attirer mépris et opposition, mais en Jésus nous pouvons « [marcher] dans l’amour » et suivre l’exemple de celui « qui nous [aime] et qui s’est livré lui-même à Dieu pour nous comme une offrande et un sacrifice de bonne odeur » (V. 2). Glenn - Pain Quotidien

Le bon givrage de la foi

Main dans la main, mon petit-fils et moi cherchions une tenue vestimentaire spéciale pour sa rentrée à la maternelle. Tout l’enthousiasmait et j’étais déterminée à transformer son bonheur en pure joie. Je venais de voir une tasse à café portant l’inscription « Les grands-mères sont des mamans très givrées. » Ce givrage est synonyme de plaisir, de scintillement et de joie ! Or, c’est ma description de tâche en tant que sa grand-mère, non ? Ça… et plus encore.
Dans sa seconde lettre à son fils spirituel, Paul attribue le mérite de la foi sincère de Timothée à sa grand-mère, Loïs, et à sa mère, Eunice (2 TI 1.5). Ces femmes vivaient leur foi de telle manière que Timothée en est venu lui aussi à croire en Jésus. Nul doute que Loïs et Eunice ont fait plus qu’aimer Timothée et combler ses besoins. Paul souligne la foi qui les animait et qui était à la source de celle de Timothée.
Ma tâche de grand-mère m’appelle à faire vivre aussi des moments de givrage en communiquant ma foi : incliner la tête au-dessus de pépites de poulet ; faire remarquer des nuages ayant la forme d’anges comme étant des œuvres d’art divines ; chanter une chanson au sujet de Jésus qui passe à la radio. Laissons-nous charmer par les mères et les grands-mères comme Eunice et Loïs qui permettent que notre foi devienne le givrage dans notre vie qui amènera les autres à désirer ce que nous avons. Elisa Morgan - Pain Quotidien

Au service des plus démunis

Au lycée, Spencer était champion d’État sur piste ; puis il est devenu boursier intégral dans une prestigieuse université. Il vit maintenant dans une des plus grandes villes américaines et est très respecté dans le domaine de l’ingénierie chimique. Il reste que, si vous lui demandiez quelles ont été ses plus grandes réalisations, il ne mentionnerait aucune de ces choses. Il vous parlerait avec une joie débordante des voyages qu’il fait au Nicaragua tous les quelques mois pour voir comment vont les jeunes et les enseignants d’un programme de tutorat qu’il a contribué à mettre sur pied dans une des régions les plus pauvres du pays. Et il vous dirait à quel point le fait de les servir enrichit sa vie.
« Les plus petits », voilà l’expression que Jésus a employée pour décrire ceux qui, selon les normes du monde, n’ont pas grand-chose sinon rien à offrir en retour de notre service. Ce sont les hommes, les femmes et les enfants que le monde néglige – ou oublie complètement. Ce sont pourtant justement ces gens que Jésus élève à un statut enviable en disant d’eux : « [Toutes] les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites » (MT 25.40). Nul besoin d’être diplômé d’une prestigieuse université pour comprendre ce que Christ veut dire : servir « ces plus petits » revient à le servir, lui. Tout ce qu’il faut, c’est un cœur bien disposé. John Blase - Pain Quotidien

Des projets imparfaits

J’explorais la bibliothèque au rez-de-chaussée d’un nouveau centre communautaire lorsqu’un choc à l’étage a soudain secoué la pièce. Quelques minutes plus tard, ce choc s’est reproduit, puis encore. Un bibliothécaire agité a fini par expliquer qu’il y avait directement au-dessus une salle d’haltérophilie et que ce boucan se produisait chaque fois que quelqu’un laissait tomber un haltère au sol. Architectes et concepteurs avaient soigneusement planifié de nombreux aspects de cette installation de pointe, mais quelqu’un avait oublié de situer la bibliothèque loin de toute cette action.
Dans la vie aussi, nos projets sont souvent imparfaits. Nous négligeons d’importantes considérations. Nos projets n’anticipent pas toujours les accidents et les surprises. Bien que la planification nous aide à éviter les déficits financiers, la tyrannie du temps et les problèmes de santé, même les stratégies les plus rigoureuses ne sauraient nous éviter tous les problèmes. Avec l’aide de Dieu, nous pouvons trouver l’équilibre entre le fait d’envisager prudemment l’avenir (PR 6.6-8) et celui de surmonter les difficultés. Dieu compte toujours tirer du bon des problèmes qu’il permet de survenir dans notre vie. Peut-être pour nous enseigner la patience, accroître notre foi ou simplement nous rapprocher de lui. La Bible nous rappelle ceci : « Il y a dans le cœur de l’homme beaucoup de projets, mais c’est le dessein de l’Éternel qui s’accomplit » (PR 19.21). Si nous lui soumettons nos objectifs et nos espoirs pour l’avenir, Jésus nous montrera ce qu’il désire accomplir en nous et par nous. Jennifer - Pain Quotidien