Une vision renouvelée

Après m’être fait opérer à l’œil gauche, mon médecin a examiné ma vue. Avec assurance, j’ai couvert mon œil droit et j’ai lu aisément chaque ligne du tableau. Ayant couvert mon œil gauche, je n’en suis pas revenue. Comment avais-je pu ne pas remarquer à quel point j’étais aveugle ?
En m’adaptant à mes nouvelles lunettes et à ma vision améliorée, j’ai constaté combien il arrivait souvent que mes difficultés quotidiennes obscurcissent ma vue spirituelle. Concentrée uniquement sur ce que je pouvais voir de près – ma souffrance et ma situation changeante –, je devenais aveugle à la fidélité de mon Dieu éternel et immuable, et je perdais espoir.
Dans 1 Samuel 1, on lit l’histoire d’une autre femme qui n’a pas reconnu la fidélité de Dieu parce qu’elle ne voyait que son angoisse, son incertitude et son chagrin. Il y avait des années qu’Anne souffrait de sa stérilité et de se faire constamment tourmenter par Peninna, l’autre femme de son mari, Elkana. Celui-ci aimait profondément Anne, mais elle ne s’en satisfaisait pas. Un jour, elle a prié avec franchise et amertume. Lorsque le sacrificateur Éli l’a interrogée, elle lui a expliqué sa situation. Quand elle est repartie, Éli a demandé à Dieu d’exaucer Anne (1 S 1.17). Or, bien que sa situation n’ait pas changé immédiatement, Anne s’en est retournée animée d’un espoir ferme (V. 18).
Sa prière dans 1 Samuel 2.1,2 révèle qu’Anne a changé de perspective et d’attitude avant même que sa situation s’améliore. Elle s’est réjouie en la présence constante de Dieu – son Rocher et son espérance éternelle. Xochitl Dixon - Pain Quotidien

Écouter les sages conseils

Durant la guerre de Sécession, le président Abraham Lincoln a voulu un jour faire plaisir à un politicien. Il a alors commandé que l’on transfère certains régiments de l’armée de l’Union. Lorsque Edwin Stanton, secrétaire à la Guerre, en a reçu l’ordre, il a refusé d’y obéir, déclarant le président insensé. Quand on lui a rapporté les paroles de Stanton, Lincoln a affirmé : « Si Stanton me dit insensé, c’est que je dois l’être, car il a presque toujours raison. Je verrai par moi-même. » Tandis que les deux hommes discutaient, le président a vite compris qu’il avait fait une grave erreur et a immédiatement annulé son ordre. Même si Stanton avait traité Lincoln d’insensé, le président s’est montré sage en ne s’entêtant pas. Au contraire, Lincoln a écouté le conseil reçu, y a réfléchi et a changé d’avis.
Avez-vous déjà rencontré quelqu’un qui refusait d’écouter un sage conseil ? (Voir 1 R 12.1-11.) N’est-ce pas exaspérant ? Vous est-il déjà arrivé de refuser d’écouter un conseil ? Proverbes 12.15 dit : « La voie de l’insensé est droite à ses yeux, mais celui qui écoute les conseils est sage. » Il se peut que les gens n’aient pas toujours raison, mais il en va de même pour nous ! Sachant que tout le monde fait des erreurs, seuls les insensés croient faire exception. Usons plutôt d’une sagesse empreinte de piété et écoutons les sages conseils d’autrui – même si nous ne partagions pas son avis de prime abord. C’est parfois précisément ainsi que Dieu œuvre à notre bien. Con Campbell - Pain Quotidien

Des transports d’allégresse

Un jeune père tenait son tout-petit dans ses bras, lui chantant et le berçant doucement. Même si son bébé avait une déficience auditive qui l’empêchait d’entendre la mélodie et les paroles, son père lui chantait quand même dans un geste beau et tendre d’amour envers son fils. Et son poupon l’en a récompensé en lui faisant un merveilleux sourire.
L’image d’un échange entre père et fils ressemble beaucoup aux paroles de Sophonie. Le prophète de l’Ancien Testament dit que Dieu aura des transports d’allégresse pour sa fille, Jérusalem (SO 3.17). Dieu se plaît à faire du bien à son peuple bien-aimé, comme détourner de lui son châtiment et chasser ses ennemis (V. 15). Sophonie affirme que les enfants de Dieu n’ont plus rien à craindre et ont au contraire toutes les raisons de se réjouir.
En tant qu’enfants de Dieu rachetés par le sacrifice de Jésus-Christ, nous l’entendons parfois mal – nous sommes incapables, ou peut-être non désireux, d’écouter les débordements d’affection que Dieu chante à notre oreille. En cela, il agit comme le jeune père qui chantait amoureusement à son fils même si ce dernier ne pouvait pas l’entendre. Il a aussi détourné notre châtiment, nous donnant ainsi d’autres raisons de nous réjouir. Peut-être pourrions-nous tendre davantage l’oreille pour entendre la joie qui résonne dans sa voix. Père, aide-nous à entendre ta mélodie amoureuse et à savourer la sécurité de tes bras. Kirsten - Pain Quotidien

Remarquer la nature


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Un ami et moi avons parcouru ensemble un de mes endroits de marche préférés. En montant une colline venteuse, nous avons traversé un champ de fleurs sauvages jusque dans une forêt de pins gigantesques, puis nous sommes descendus dans une vallée où nous avons fait une pause. Des nuages flottaient doucement au-dessus de nous. Un ruisseau coulait tout près. On n’entendait que le chant des oiseaux. Jason et moi sommes restés là en silence pendant quinze minutes, à nous imprégner de la scène.
Or, nos actions de ce jour-là se sont avérées des plus thérapeutiques. Selon des chercheurs de la University of Derby, les gens qui s’arrêtent pour contempler la nature connaissent plus de bonheur et moins d’anxiété, et désirent davantage prendre soin de la terre. Il ne suffit toutefois pas de marcher en forêt. Il faut aussi observer les nuages, écouter les oiseaux. Le secret ne consiste pas à être dans la nature, mais à la remarquer.
Pourrait-il y avoir une raison spirituelle aux bienfaits de la nature ? Paul a dit que la création révèle la puissance et la nature de Dieu (RO 1.20). Dieu a demandé à Job de contempler la mer et les étoiles pour obtenir la preuve de sa présence (JOB 38 – 39). Jésus a dit que de contempler « les oiseaux du ciel » et « les fleurs des champs » pouvait révéler l’amour divin et réduire l’anxiété (MT 6.25-30). Dans la Bible, le fait de remarquer la nature constitue une pratique spirituelle. Sheridan - Pain Quotidien

Sien selon la loi divine

Liz a pleuré de joie lorsque son mari et elle ont reçu l’extrait de naissance et le passeport de leur enfant, officialisant son adoption. Milena serait dès lors toujours leur fille et membre de leur famille. En réfléchissant à la procédure judiciaire, Liz a aussi pensé au « véritable échange » qui se produit lorsque l’on entre dans la famille de Jésus : « Nous ne sommes plus liés à notre naissance dans le péché et la condamnation. » Puis Liz a ajouté qu’au lieu de cela, nous entrons légalement et pleinement dans le royaume de Dieu dès qu’il nous adopte comme ses enfants.
À l’époque de l’apôtre Paul, si une famille romaine adoptait un enfant, celui-ci changeait complètement de statut. Toutes ses dettes passées étaient annulées, et il acquérait les droits et les privilèges de sa nouvelle famille. Paul voulait que les croyants romains en Jésus sachent que ce nouveau statut s’appliquait aussi à eux. Ils n’étaient plus liés au péché et à la condamnation, mais ils vivaient maintenant « selon l’Esprit » (RO 8.4). Et Dieu adopte comme ses enfants ceux que l’Esprit conduit (V. 14,15). En devenant citoyens du ciel, ceux-ci changent de statut juridique. Si nous avons reçu le don du salut, nous sommes nous aussi enfants de Dieu, héritiers de son royaume et unis à Christ. Le don du sacrifice de Jésus a annulé nos dettes. Nous n’avons plus à vivre dans la peur et la condamnation. Amy Pye - Pain Quotidien