Dieu nous porte

En 2019, l’ouragan Dorian a balayé les Bahamas, la pire catastrophe naturelle de toute l’histoire du pays. S’étant réfugié chez lui avec son fils adulte atteint de la paralysie cérébrale, Brent savait qu’ils devaient partir. Pour sauver la vie de son fils, Brent, qui est aveugle, l’a pris tendrement sur ses épaules et est allé le mettre en sécurité avec de l’eau jusqu’au menton.
Si un père terrestre désire ardemment venir en aider son fils à surmonter un énorme obstacle, dites-vous bien que notre Père céleste est encore plus désireux d’aider ses enfants. Dans l’Ancien Testament, Moïse s’est rappelé que Dieu portait les Israélites malgré leur foi défaillante les mettant en danger. Il leur a rappelé que Dieu les avait secourus en leur procurant à manger et à boire dans le désert, en combattant leurs ennemis, ainsi qu’en les guidant par des colonnes de nuée et de feu. En méditant les nombreuses façons dont Dieu était intervenu en leur faveur, Moïse a affirmé : « [Tu] as vu que l’Éternel, ton Dieu, t’a porté comme un homme porte son fils » (DE 1.31).
La traversée du désert par les Israélites s’est avérée difficile, et leur foi a faibli par moments. Il reste que Dieu leur a prouvé à maintes reprises sa protection et sa générosité. L’image d’un père portant son fils – avec tendresse, courage et assurance – illustre à merveille tout l’intérêt que Dieu porte à Israël. Même face à des défis éprouvant notre foi, n’oublions pas que Dieu est là pour nous porter jusqu’au bout. Karen Pimpo - Pain Quotidien

La plus grande des symphonies

Lorsque le BBC Music Magazine a demandé à cent cinquante et un chefs d’orchestre les plus renommés d’énumérer les vingt plus grandes symphonies jamais écrites à leur avis, la no 3 de Beethoven, Eroica, est arrivée en tête de liste. Cette œuvre, dont le nom signifie « héroïque », a été composée dans le chaos de la Révolution française. Elle est toutefois née également du combat même de Beethoven alors qu’il perdait l’ouïe. La musique évoque des émotions extrêmes qui expriment ce que c’est que d’être humain et d’affronter des épreuves. Au fil de grandes poussées de bonheur, de tristesse et éventuellement d’un triomphe, la symphonie no 3 de Beethoven constitue un hommage intemporel à l’esprit humain.
La première épître aux Corinthiens mérite notre attention pour une raison similaire. Par des paroles inspirées plutôt que des partitions musicales, elle s’élève en bénédiction (1.4-9), elle tombe dans la tristesse d’un conflit à crever le cœur (11.17-22) et s’élève encore à l’unisson de personnes douées œuvrant ensemble les unes pour les autres et à la gloire de Dieu (12.6,7). À la différence qu’ici, nous voyons le triomphe de l’esprit humain comme un hommage à l’Esprit de Dieu. Tandis que Paul nous exhorte à vivre ensemble l’amour inexprimable de Christ, il nous aide à nous voir comme étant appelés ensemble par notre Père, conduits par son Fils et inspirés par son Esprit – non pas pour produire du bruit, mais pour contribuer à la plus grande symphonie de toutes. Mart DeHaan - Pain Quotidien

Solliciter l’aide de Dieu

Pendant cinq ans, vers la fin des années 1800, des sauterelles ont envahi le Minnesota, détruisant les récoltes. Les agriculteurs ont tenté de les capturer dans du goudron et de brûler leurs champs pour y tuer les œufs. Désespérés et au seuil de la famine, beaucoup de gens ont sollicité un jour de prière à l’échelle de l’État pour solliciter ensemble l’aide de Dieu. Le gouverneur le leur a accordé : le 26 avril. 
Le lendemain de ce jour de prière collective, la température s’est adoucie et les œufs ont commencé à prendre vie. Puis, quatre jours plus tard, une forte chute de température en a étonné et ravi beaucoup, car elle a tué les larves. Les Minnésotains ont pu de nouveau récolter leur maïs, leur blé et leurs céréales.
Durant le règne du roi Josaphat, le salut du peuple de Dieu a reposé lui aussi sur la prière. En apprenant qu’une vaste armée montait contre lui, le roi a appelé les Israélites à prier et à jeûner pour rappeler à Dieu comment il les avait secourus par le passé. Josaphat a alors déclaré que, si une calamité survenait, « l’épée, le jugement, la peste ou la famine », ils crieraient à Dieu, en sachant qu’il les exaucerait et les sauverait (2 CH 20.9).
Dieu a permis aux Israélites d’échapper aux envahisseurs, et il nous entend lorsque nous crions à lui dans notre détresse. Peu importe ce qui vous préoccupe – une relation battant de l’aile ou une menace provenant du monde naturel –, présentez-le à Dieu en prière. Rien ne lui est impossible. Amy Pye - Pain Quotidien

Le christianisme authentique

Il y a longtemps, j’ai postulé un emploi dans une organisation chrétienne, où l’on m’a présenté une liste de règles légalistes relatives à l’usage de l’alcool, du tabac et de certaines formes de divertissement. On me l’a expliquée ainsi : « Nous attendons de nos employés qu’ils aient une conduite chrétienne. » Je pouvais accepter cette liste parce que, pour des raisons n’ayant pour la plupart rien à voir avec ma foi, je ne faisais pas ces choses. Cependant, mon côté argumentatif m’a poussé à me dire : Et pourquoi n’ont-ils pas de liste interdisant l’arrogance, l’insensibilité, la méchanceté, l’indifférence spirituelle et la critique ? Rien de tout cela n’y apparaissait.
Il est impossible de définir la conduite du disciple de Jésus par une liste de règles. Il s’agit d’une qualité de vie subtile et difficile à quantifier, mais qui se décrit le mieux par le mot « belle ».
Les Béatitudes, dans Matthieu 5.3-10, résument bien cette beauté : Ceux en qui l’Esprit de Jésus habite et qui dépendent de lui sont humbles et modestes. La souffrance d’autrui les touche profondément. Ils sont doux et gentils. Ils aspirent à la bonté chez eux-mêmes et chez les autres. Ils se montrent miséricordieux envers ceux qui connaissent des difficultés et des échecs. Ils sont déterminés à aimer Jésus. Ce sont des artisans de paix. Ils rendent le bien pour le mal. Et ils sont heureux, un mot qui signifie « des plus bénis ».
Cette façon d’être attire l’attention et est le propre de ceux qui viennent à Jésus pour la solliciter. David Roper - Pain Quotidien

La puissance de Dieu déployée

Par un jour d’orage, ma fille de six ans et moi étions assises au sol à regarder le spectacle éblouissant par la porte vitrée. Elle ne cessait de répéter : « Wow ! Dieu est tellement grand. » Il était évident pour nous deux que nous étions minuscules et que Dieu était puissant. Un verset du livre de Job m’a alors traversé l’esprit : « Par quel chemin la lumière se divise-t-elle, et le vent d’orient se répand-il sur la terre ? » (JOB 38.24.)
Job avait besoin de se faire rappeler la puissance de Dieu (V. 34-41). Sa vie était gâchée. Ses enfants étaient morts. Il était ruiné. Il était malade. Ses amis n’avaient aucune empathie pour lui. Sa femme l’encourageait à abandonner sa foi (2.9). Job a fini par demander « pourquoi » à Dieu (ch. 24), et celui-ci lui a répondu dans une tempête (ch. 38).
Dieu a rappelé à Job le contrôle qu’il exerçait sur les éléments naturels (ch. 38). Ainsi consolé, Job lui a répondu : « Mon oreille avait entendu parler de toi ; mais maintenant mon œil t’a vu » (JOB 42.5). Autrement dit : « Mon Dieu, je comprends maintenant que ma pensée ne peut te contenir. »
Lorsque la vie s’écroule, il arrive parfois que le mieux soit de s’étendre par terre, de regarder la foudre et de se rappeler que Dieu, qui a créé le monde, est assez grand et aimant pour prendre soin de nous aussi. Nous pouvons même entonner nos cantiques préférés parlant de la puissance et de la grandeur de notre Dieu. Daniel Ryan Day - Pain Quotidien